Vous connaissez l’expression «syndrome du tiroir»? Il vous est sûrement déjà arrivé de commencer une tâche, de la mettre de côté pour en commencer une autre. Et encore une autre, et une autre…
Résultat: vous avez travaillé toute la journée, mais rien n’est vraiment terminé.
C’est ce qu’on appelle le syndrome du tiroir.
Qu’est-ce que le syndrome du tiroir?
Imaginez un grand classeur métallique. Pour ouvrir un tiroir, il faut d’abord que l’autre soit bien refermé. Si vous forcez l’ouverture d’un deuxième tiroir, le contenu peut tomber sur vous, créer du désordre et même vous blesser.
En gestion de soi, le syndrome du tiroir fonctionne de la même manière. Si vous ouvrez trop de «tiroirs» à la fois, vous risquez non seulement d’oublier des choses, mais surtout de ressentir une surcharge mentale, qui peut progressivement vous mener à l’épuisement.
Dans la vie quotidienne, cela se traduit par:
- Des courriels commencés mais jamais envoyés,
- Des projets «presque finis» qui s’accumulent,
- Des tâches oubliées ou repoussées,
- Un sentiment constant de courir après le temps sans jamais rattraper le retard.
Fermer ce que l’on commence, c’est libérer son esprit pour avancer.
Nathalie Bureau
Les dangers du syndrome du tiroir sur votre efficience
Le syndrome du tiroir n’est pas qu’une question d’organisation. Il affecte également votre bien-être mental et votre efficacité:
- La surcharge mentale générée par le syndrome du tiroir augmente le risque de burnout et de perte de motivation.
- Chaque tâche inachevée occupe un espace dans votre esprit, comme un tiroir entrouvert qui bloque l’accès aux autres.
- L’accumulation de tâches incomplètes provoque stress, fatigue et sentiment d’épuisement.
Comment contrer le syndrome du tiroir?
Fermez vos tiroirs: terminez une tâche avant d’en commencer une nouvelle.
Définissez clairement le terme «terminé»: notez précisément le critère de fin d’une tâche (par exemple: «courriel envoyé» et non «courriel rédigé»).
Avancez par petites étapes: mieux vaut fermer un petit tiroir que d’en laisser un gros entrouvert.
Pratiquez la méthode «Pause pour conclure»: bloquez du temps pour compléter les tâches en suspens avant de passer à autre chose.
Limitez les tiroirs ouverts: ne gérez que 2-3 projets actifs en parallèle afin de préserver votre énergie mentale.
Conclusion: fermez vos tiroirs pour avancer plus sereinement
Comme un classeur métallique, votre temps et votre énergie fonctionnent mieux lorsqu’un tiroir se ferme avant qu’un autre ne s’ouvre.
Le syndrome du tiroir vous rappelle qu’ouvrir trop de tâches simultanément crée un désordre mental, des oublis et un risque de surcharge mentale.
Car, chaque tâche complétée libère de l’espace mental, de la clarté et la satisfaction d’avancer réellement.
👉 Aujourd’hui, quel tiroir allez-vous fermer en premier pour reprendre le contrôle de votre temps et de votre énergie?
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