Vous avez reçu un superbe carton d’invitation pour la célébration des Fêtes de votre entreprise. Après y avoir participé dans le passé, vous avez connu des malaises lors de ces soirées. Vous aimeriez y prendre part cette année, mais êtes réticent. Peut-être préférez-vous demeurer à la maison. Cependant, c’est une règle non écrite que de devoir y participer. Cet article de blogue vous aidera à contrer ces malaises ou à tout le moins, à les diminuer. Et rappelez-vous que ce qui se passe à la fête du bureau, ça ne reste PAS à la fête du bureau!

Évitez les dérapages…
Malaise 1 : Les collègues trop entreprenants

L’alcool à faible dose est un excellent facilitateur social. Il stimule la bonne humeur, le rire, l’humour et aide souvent à briser la glace lors d’événements d’entreprise.. Toutefois, lorsque la consommation augmente, les barrières sociales peuvent s’abaisser un peu trop rapidement… et certains comportements risquent de dépasser les limites du respect.

Si vous sentez que votre propre consommation pourrait altérer votre jugement, mieux vaut ralentir le rythme ou alterner avec de l’eau. Vous profiterez davantage de la soirée et éviterez de vous retrouver dans une situation inconfortable.

Et si c’est un collègue qui se montre trop entreprenant, souvenez-vous que vous avez pleinement le droit de vous protéger. Il est tout à fait approprié de vous lever, de changer de conversation ou d’aller discuter ailleurs. Un simple «excuse-moi, je vais saluer quelqu’un» suffit amplement. Vous n’avez pas à tolérer un comportement qui vous met mal à l’aise, même sous prétexte de festivités.

Malaise 2 : L’échange de cadeaux

Les responsables du comité social ont fixé un montant pour l’échange. De grâce, par respect pour vos collègues, tenez-vous à ce chiffre. Ce n’est pas qu’une question d’argent, mais surtout d’équité et de cohérence. L’objectif de l’activité est de partager un moment agréable, pas de créer des comparaisons ou des malaises.

Il est très embarrassant pour celui ou celle qui a acheté un cadeau de 25$, comme mentionné dans les consignes, d’en recevoir un qui en vaut 100$. Ce genre de situation peut facilement briser la dynamique festive et donner l’impression que certains veulent «se démarquer» au détriment des autres.

Si la situation se présente, ne vous confondez pas en excuses de n’avoir acheté qu’un cadeau de 25$. Vous avez respecté les règles et c’est plutôt à la personne qui les a ignorées d’en tirer la leçon. Après tout, l’esprit du temps des Fêtes repose sur la simplicité, la convivialité et le plaisir d’offrir… pas sur la valeur du présent.

Malaise 3 : La diversité culturelle et religieuse

Que l’on soit chrétien, musulman, juif, interculturaliste ou athée, chacun mérite de se sentir à sa place dans les festivités de fin d’année. Les célébrations du temps des Fêtes en entreprise ne sont pas qu’une tradition religieuse; elles sont surtout une occasion de renforcer les liens, de célébrer les réussites collectives et de partager un moment de convivialité.

Or, avec la belle diversité culturelle qui caractérise nos milieux de travail, il est parfois difficile de savoir comment agir ou quoi dire pour ne froisser personne. Faut-il offrir un cadeau? Peut-on souhaiter «Joyeux Noël» sans risquer de vexer? Ces hésitations sont normales et elles traduisent simplement une volonté de respect.

Si vous avez pigé un collègue d’une autre religion pour l’échange de cadeaux, inutile de mener une enquête exhaustive sur ses croyances! Faites plutôt appel à votre gros bon sens. Observez avec bienveillance: cette personne apprécie le thé? Un coffret découverte fera plaisir. Elle parle souvent de lecture, de plantes ou de cuisine? Inspirez-vous-en. Le plus beau cadeau reste celui qui démontre de l’attention, pas celui qui cherche à éviter un faux pas à tout prix.

Et bien sûr, la religion est un sujet à manier avec délicatesse. Dans un contexte festif, mieux vaut éviter de s’y aventurer pour prévenir tout malaise ou malentendu (voir le Malaise 5 pour d’autres thèmes à éviter).

En somme, la diversité est une richesse et c’est en misant sur le respect et l’ouverture d’esprit que les célébrations d’entreprise deviennent de véritables moments de partage.

Ce qui se passe à la fête du bureau… ne reste jamais à la fête du bureau! Gardez en tête que vous reverrez ces collègues dès le retour au travail.

– Nathalie Bureau

Malaise 4 : La finalisation d’un dossier

Vous êtes en pleine célébration et un collègue entame avec enthousiasme une discussion sur un dossier commun. Peu à peu, vous réalisez qu’il souhaite profiter de la soirée pour régler certains détails… ou même finaliser le tout!

Dans ce cas, inutile de vous sentir obligé de poursuivre la conversation professionnelle. Expliquez-lui poliment que ce n’est pas le bon moment pour aborder ce sujet, que vous préférez en discuter à tête reposée au bureau afin d’être plus efficace. Ajoutez que vous ne voulez surtout pas lui faire perdre son temps dans un contexte peu propice à la concentration.

De cette façon, vous ne paraissez pas fermé ni capricieux: vous démontrez plutôt du respect pour lui et pour la qualité du travail à accomplir. Et si jamais il insiste avec un «Moi, ça ne me dérange pas d’en parler maintenant !», souriez, concluez aimablement et allez échanger avec un autre collègue. Après tout, le party des Fêtes est avant tout un moment pour décrocher… pas pour boucler un dossier!

Malaise 5 : Les conversations glissantes

Parler de sujets controversés n’est certainement pas la meilleure idée lors d’un party de bureau. Ces discussions peuvent rapidement déraper et créer des malaises durables entre collègues. Les thèmes à éviter sont nombreux : la politique, la religion, l’avortement, la légalisation du cannabis ou encore l’influence de l’astrologie sur la personnalité et l’humeur. Bref, tout ce qui touche aux convictions profondes ou aux valeurs personnelles devrait rester à l’écart de la piste de danse!

Si un collègue s’engage sur ce terrain glissant, inutile de le confronter. Excusez-vous poliment et déplacez-vous vers une autre conversation plus légère. Parler des vacances, des films, de la météo ou même du buffet est souvent un excellent moyen de garder l’ambiance agréable et inclusive. Après tout, le but de la soirée est de se rapprocher, pas de se diviser.

Malaise 6 : Les partenaires de vie ennuyés

La personne qui partage votre vie est aussi invitée à la fête? Malheureusement, il arrive régulièrement qu’elle s’ennuie à mourir puisque vos collègues et vous ne parlez que votre jargon d’entreprise ou élaborez sur vos anecdotes quotidiennes. Prévoyez le coup! Ainsi, si votre partenaire est amateur de motocyclettes, pensez à un de vos collègues qui aurait un intérêt semblable et présentez-les au début de la soirée. Sinon, assurez-vous d’entretenir la conversation avec votre partenaire de vie de façon régulière.

Quand les malaises peuvent être évités lors de la célébration des Fêtes, celle-ci devient alors une excellente façon d’améliorer la vie sociale dans le contexte du travail. Elle favorisera le plaisir et la satisfaction par rapport à l’emploi, aidera à relâcher la pression, augmentera le sentiment d’appartenance et favorisera la connaissance des autres, l’entraide et la solidarité.

En tout temps, gardez en tête que vous allez revoir tous ces gens au travail en revenant de votre congé. Vos actions n’en seront que mieux dirigées!

En terminant, je désire vous souhaiter de Joyeuses Fêtes à vous, chers lecteurs!

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